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Décryptage

L’attaque de Washington, nouveau carburant pour la croisade anti-immigration de Trump

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Déjà engagée dans des expulsions massives, l’administration américaine exploite l’attaque de deux membres de la garde nationale par un Afghan, le 26 novembre, pour restreindre l’immigration légale. Un tour de vis inédit doublé d’un discours déshumanisant.

Un mémorial sur le lieu de la fusillade du 26 novembre, au cours de laquelle deux membres de la garde nationale ont été tués, à Washington le 1er décembre. (Brendan Smialowski /AFP)
Publié le 02/12/2025 à 18h26

Les mots n’ont pas été choisis au hasard. Lundi soir, la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a plaidé pour «une interdiction totale» d’entrée aux Etats-Unis pour les ressortissants de «tous les foutus pays qui inondent notre nation de tueurs, de parasites et de drogués aux allocations». Relayée par Trump sur Truth Social, cette formule marque une nouvelle étape dans un durcissement migratoire inédit, survenu dans le sillage de l’attaque du 26 novembre à Washington.

Ce jour-là, un Afghan de 29 ans a ouvert le feu sur deux membres de la garde nationale. L’une d’elles, Sarah Beckstrom, 20 ans, est morte. L’autre, And

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