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Présidentielle : le Chili porte à sa tête José Antonio Kast et renoue avec les démons de l’extrême droite

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Les Chiliens ont élu dimanche 14 décembre le candidat ultraconservateur avec 58 % des voix. Une première depuis la dictature de Pinochet, il y a trente-cinq ans.

José Antonio Kast, à Santiago, le 14 décembre. ( Marcelo Hernandez/Getty Images. AFP)
ParRico Rizzitelli
Correspondant au Chili
Publié le 15/12/2025 à 6h57

José Antonio Kast, le 40e président de la République du Chili, issu du Parti républicain (extrême droite), a été élu dimanche 14 décembre au soir avec 58 % des voix, face à la candidate de gauche, Jeannette Jara, qui elle n’a réuni que 42 % des suffrages, selon des résultats officiels portant sur la quasi-totalité des bulletins de vote.

Jeannette Jara a rapidement reconnu sa défaite et promis une opposition «exigeante». Devant des milliers de partisans réunis devant le siège du Parti républicain, dans l’est de Santiago, le vainqueur du scrutin a lancé vouloir «instaurer le respect de la loi dans toutes les régions». L’annonce de sa victoire a donné lieu à des célébrations à travers le pays, plusieurs milliers de personnes descendant dans les rues pour brandir des drapeaux chiliens, notamment dans la capitale, où ont retenti les klaxons pendant plusieurs heures.

Longtemps, Kast a vécu dans l’ombre. Celle de son père d’abord, ancien adhérent du parti nazi, engagé volontaire dans la Wehrmacht en 1942, venu au Chili au début des années 50 avec sa femme Olga Rist

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