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Libération
Liberté de la presse

Le «New York Times» attaque en justice le Pentagone pour atteinte au droit d’informer

Le quotidien américain a annoncé jeudi avoir lancé une action en justice contre le ministère de la Défense pour avoir mis en œuvre une série de mesures restrictives à l’égard de la presse qu’il juge contraires à la Constitution.

Le siège du New York Times à New York en 2024. (Jakub Porzycki /NurPhoto via AFP)
Publié le 04/12/2025 à 16h29

La presse contre-attaque. Le New York Times a annoncé jeudi avoir lancé une action en justice contre le Pentagone dont il juge l’attitude à l’égard des médias. Le ministère américain de la Défense, récemment rebaptisé «ministère de la Guerre» par l’administration Trump, a drastiquement resserré son contrôle sur la presse.

Dans un document récent, presque unanimement rejeté par la presse américaine et internationale, dont l’AFP, le ministère a demandé aux journalistes accrédités ne plus solliciter ni publier certaines informations sans autorisation explicite de sa part, au risque de perdre leur accréditation.

Dans le texte de son action en justice, engagée devant une cour de Washington, le New York Times avance que le gouvernement viole à travers ces règles le premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit cinq libertés fondamentales, dont celle de la presse.

L’administration «cherche à restreindre la capacité des journalistes à faire ce qu’ils ont toujours fait - poser des questions aux employés du gouvernement et recueillir des informations pour rapporter des faits qui vont au-delà des déclarations officielles».

Journalistes escortés

Le document que le Pentagone a demandé aux journalistes de signer s’inscrit dans une offensive plus large, menée depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, restreignant leur accès au ministère de la Défense - premier employeur du pays avec un budget annuel de plusieurs centaines de milliards de dollars.

Dans les mois précédents, le ministère a délogé de leurs bureaux au Pentagone huit médias, dont le New York Times, le Washington Post et CNN. Les conférences de presse y ont été drastiquement réduites. Le ministère a également restreint les déplacements des journalistes à l’intérieur du site, en leur imposant d’être escortés en dehors d’un nombre limité de zones.

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