Plus de peur que de mal. Un incendie s’est déclaré jeudi sur le site de la COP30 à Belém, sans faire de blessés, amenant pompiers et agents de sécurité à faire évacuer les lieux, avant que le feu ne soit finalement maîtrisé. Les négociations supposées se terminer vendredi soir sont à l’arrêt, jusqu’à la réouverture du site qui devrait intervenir autour de minuit ce jeudi, selon l’ONU.
Des flammes importantes ont démarré dans l’après-midi au niveau du secteur des pavillons nationaux, et la fumée s’est ensuite répandue à l’intérieur et à l’extérieur du site accueillant la conférence de l’ONU sur le climat dans cette ville d’Amazonie brésilienne. De quoi déclencher un mouvement de panique dans les allées. Une partie du toit a brûlé dans ce secteur, sans qu’il soit possible dans l’immédiat de déterminer où l’incendie avait commencé.
Fire inside COP30 venue in Belem Brazil . Building being evacuated pic.twitter.com/O5zGJGCyuN
— Catherine Ellis (@Cat_lucy1) November 20, 2025
L’incendie a été «maîtrisé», a précisé quelques minutes après son déclenchement le ministre brésilien du Tourisme Celso Sabino à la télévision brésilienne, précisant que «les pompiers de l’Etat du Para sont sur place», et qu’il n’y a pas de blessés à déplorer. «Dans quelques minutes, nous saurons ce qui s’est passé, quelle en est la cause […]. Peut-être un court-circuit, un téléphone en charge», a également fait savoir Celso Sabino.
De lourdes incertitudes sur l’issue des négociations
Les dizaines de milliers de participants de la COP ont été évacués à l’extérieur du site, en attendant dans le calme et sous une pluie légère, les instructions près du centre de conférences qui dégage une légère odeur de plastique brûlé dans l’air. La journaliste de Libération sur place confirme que toutes les personnes présentes sur site ont rapidement été mises hors de danger.
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Alors que les difficiles négociations doivent s’achever vendredi soir, cet incendie fait planer de lourdes incertitudes sur l’avenir des pourparlers. «Cela va retarder le processus» alors que c’est le «moment crucial» où «l’on doit prendre des décisions», a déclaré à l’AFP un délégué manifestement inquiet, à l’extérieur du site.
Ce jeudi matin, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres s’est pourtant dit convaincu qu’un «compromis est possible» à la COP30 pour répondre aux besoins d’adaptation au changement climatique des pays en développement et au déclin des énergies fossiles. «Engagez-vous de bonne foi pour parvenir à un compromis ambitieux», a ainsi lancé le chef de l’ONU alors que la présidence brésilienne du sommet de Belém est engagée dans des consultations intenses.




