ICE out ? Pas totalement. L’émissaire de Donald Trump à Minneapolis, Tom Homan, a annoncé ce mercredi 4 février le retrait avec «effet immédiat» de 700 policiers de l’immigration. Mais il en restera tout de même 2 000 sur le terrain, rapporte Reuters.
Une décision qui intervient après des semaines de fortes tensions dans la ville du nord des Etats-Unis où deux personnes, Alex Pretti et Renee Nicole Good, ont été abattues en janvier par des agents fédéraux.
Reportage
Prenant acte d’une meilleure «collaboration» avec les autorités locales et un besoin «moindre» de membres des forces de l’ordre sur place, Homan a annoncé lors d’une conférence de presse. Les autorités fédérales doivent ainsi se retirer du terrain, mais l’émissaire n’a pas précisé s’il s’agit d’un retrait de la seule ville de Minneapolis ou de l’Etat du Minnesota plus généralement.
«Nous n’avons jamais eu ce genre de coopération à ce niveau» avec les autorités locales, s’est également félicité Tom Homan. Avant d’ajouter qu’il ne «partira pas» tant que «tout ne sera pas terminé» en matière de politique migratoire.
Manifestations anti ICE
Depuis des semaines, des milliers de policiers fédéraux, dont des agents armés et souvent masqués, multiplient les descentes dans la région de Minneapolis pour arrêter les personnes sans-papiers, objectif prioritaire du président américain. Leurs méthodes brutales sont dénoncées par de nombreux manifestants.
«Nous avons fait des progrès significatifs», a fait savoir Tom Homan, affirmant que les agents fédéraux avaient arrêté 139 personnes condamnées pour agression, 87 délinquants sexuels ainsi que 28 membres de gangs.




