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Reportage

En Haïti, les hôpitaux victimes collatérales de la crise sécuritaire : «Les employés ont peur de travailler sous les menaces de bandits»

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Depuis le 29 février, le Champ-de-Mars, où se concentrent les grandes institutions haïtiennes à Port-au-Prince, est sous le contrôle des groupes armés. Deux importants centres hospitaliers ont dû fermer leurs portes, laissant des patients sans assistance.

Manifestation pour exiger la démission du Premier ministre haïtien, Ariel Henry, à Port-au-Prince, le 6 février. (Ralph Tedy Erol/Reuters)
ParMolière Adely
correspondant à Port-au-Prince
Publié le 06/03/2024 à 12h49

Les habitants de Port-au-Prince vivent la peur au ventre. En plein conflit avec les autorités, l’un des principaux chefs de gangs, Jimmy Chérizier, surnommé «Barbecue», a menacé mardi 5 mars le pays d’une «guerre civile» si le Premier ministre, Ariel Henry, ne démissionne pas. La situation sécuritaire est tellement critique que le 29 février, des groupes criminels ont tenté de prendre le contrôle du Champ-de-Mars et de ses environs, où se concentrent plusieurs institutions étatiques telles le Palais national, la Cour de cassation, la Banque de la République d’Haïti et l’hôpital de l’université d’Etat d’Haïti (HUEH), l’un des plus grands hôpitaux publics de la capitale. Lors de cette attaque, tous les médecins qui y travaillent ont pu quitter l’établissement grâce à une intervention policière. Mais des dizaines de patients ont été laissés sans assistance.

«Jusqu’à hier, une petite quantité d’entre eux se trouvaient encore dans la salle d’urgence et celle de la maternité», déclarait mardi matin à Libération Jude Milcé, directeur général de l’HUEH. Le docteur précise

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