Des manifestants dansent en cercle autour de percussions. En rythme, ils lancent des «fuck ICE» ou «ICE out». Crist ne rate aucune de ces scansions, le verbe haut, le regard droit. Malgré les températures glaciales − autour de -20 °C − il brandit un drapeau mexicain, sans porter de gants. Le citoyen américain, né au Mexique, est venu pour «représenter» les siens.
«Nous ne sommes pas des criminels, nous travaillons dur, contribuons au pays et nous payons nos impôts», explique le poseur de sols. Autour de lui, la rue est pleine à craquer de manifestants. Les chants viennent de part et d’autre dans cette foule emmitouflée où, souvent, seuls les yeux sont visibles. «Je veux les remercier d’être venus défendre la communauté hispanique. Ils sont géniaux», poursuit le quadragénaire. La foule a répondu à l’appel lancé à braver le froid et à envoyer un message à Donald Trump : Minneapolis ne veut plus de la police de l’immigration.
Depuis décembre, l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) a lancé «la plus vaste opération de contrôle d




