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Mexique : avec la mort de «El Mencho», un parrain éliminé mais un narcotrafic épargné

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Après la mort ce dimanche 22 février du narcotrafiquant le plus recherché au monde, la présidente, Claudia Sheinbaum, devrait voir sa cote remonter aux yeux de Donald Trump, qui exigeait des résultats. Mais couper la tête d’un cartel augure souvent d’une guerre de succession durable et sanglante.

Un camion brûlé, prétendument incendié par des groupes de crime organisé sur une autoroute près d’Acatlan de Juarez, dans l’Etat de Jalisco, au Mexique, le 22 février 2026. (Ulises Ruiz/AFP)
ParDiego Calmard
correspondant à Mexico
Publié aujourd'hui à 19h21

Nemesio Oseguera, que tout le Mexique connaissait sous le nom d’«El Mencho», était le narcotrafiquant le plus recherché au monde. Le chef de l’une des organisations criminelles les plus puissantes, responsable de la mort de dizaines de milliers de personnes dans la guerre des cartels qui ensanglante le Mexique depuis bientôt vingt ans. La neutralisation du parrain du cartel de Jalisco Nouvelle Génération, dimanche 22 février, sonne comme un coup retentissant pour la présidente Claudia Sheinbaum, qui a accéléré la lutte contre les organisations spécialisées dans les trafics de drogue, de personnes, et le racket des petits commerces, un combat trop souvent délaissé par son prédécesseur et mentor, Andrés Manuel López Obrador (2018-2024).

Donald Trump doit jubiler. La tête d’El Mencho était mise à prix par Washington pour 15 millions de dollars (environ 12,7 millions d’euros), le cartel de Jalisco étant aussi responsable du trafic de fentanyl, un opiacé de synthèse qui a fait

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