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Interview

«L’impression de basculement de l’opinion publique américaine s’explique par le sentiment que le pays se trouve au bord de la guerre civile»

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Pour Tristan Cabello, historien spécialiste des Etats-Unis, une bascule semble naître dans l’opinion publique après les morts de Renee Good et d’Alex Pretti à Minneapolis. Il analyse la position ambiguë des élus démocrates depuis le second mandat du président.

Lors d'une manifestation à Maple Grove, dans le Minnesota, le lundi 26 janvier 2026. (Adam Gray/AP)
Publié le 27/01/2026 à 6h21

Pour Tristan Cabello, historien spécialiste des Etats-Unis (1) et professeur à l’université Johns-Hopkins à Baltimore (Maryland), les Etats-Unis ne sont pas à l’abri d’un risque de guerre civile, et les derniers jours à Minneapolis ont entraîné une prise de conscience de l’opinion publique, des universitaires et surtout des démocrates qui pourraient reprendre la parole pour tenter de contrer la dérive autoritaire de l’administration Trump.

Le journal de Minneapolis titrait ce lundi «En terrain inconnu». Barack Obama exhorte les Américains à «un sursaut». Assiste-t-on à un moment de bascule aux Etats-Unis ?

On a l’impression d’avoir vécu beaucoup de moments de bascule depuis l’arrivée de Donald Trump, mais celui-ci est peut-être le plus extraordinaire. Les prises de position de Bill Clinton et de Barack Obama le sont, dans un pays où les anciens présidents ne critiquent pas le président en place. Au-delà de ça, beaucoup d’Américains semblent s’être réveillés ce week-end. Autou

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