Ce portrait, rédigé après la victoire contestée de Nicolás Maduro à la présidentielle de juillet 2024 au Venezuela, a été mis à jour après sa capture par les Etats-Unis, samedi 3 janvier 2026.
La grande force de Nicolás Maduro, c’est qu’on l’avait toujours sous-estimé. Pendant treize années à la tête du Venezuela, il a semblé pouvoir résister à toutes les crises, toutes les manifestations, toutes les tentatives pour le renverser. Jusqu’à ce que celle qu’il redoutait le plus se concrétise : une intervention militaire américaine, après des mois d’escalade au large des côtes du Venezuela, et sa capture annoncée par Donald Trump lui-même.
Jusque-là pourtant, le grand moustachu à la carrure de molosse s’en sortait toujours. En sacrifiant l’intérêt de ses concitoyens pour sa quête absolue du pouvoir. La dernière expression de ce mépris pour la démocratie datait de juillet 2024, au terme d’une élection présidentielle où tous les sondages le donnaient très largement perdant : le Conseil national électoral, acquis à sa cause, l’avait alors proclamé vainqueur avec plus de 50 % des voix sans publier les procès-verbaux censés certifier sa victoire.




