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Opération américaine au Venezuela : et maintenant, à qui le tour ?

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Donald Trump et ses proches ne cachent pas, après l’opération «Absolute Resolve», leur volonté de mettre au pas des gouvernements d’Amérique latine qui s’opposeraient aux intérêts des Etats-Unis. Et désignent, pour commencer, Cuba et la Colombie.

Devant l’ambassade américaine à Caracas, samedi. (Luis Barron/Eyepix. Sipa)
Publié le 04/01/2026 à 19h46

Gonflée à bloc par la réussite d’une opération commando hors du commun, qui a abouti à l’arrestation et au transfert aux Etats-Unis du président vénézuélien, l’administration Trump a, dans les heures qui ont suivi le fait d’armes, dessiné d’autres interventions possibles : Cuba et la Colombie apparaissent ainsi dans le viseur, ainsi que, plus surprenant, le Mexique.

Cuba, cible facile

Samedi 3 janvier, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a visé nommément le pays d’origine de ses parents. «Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet», a-t-il lancé lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago en Floride, aux côtés de Donald Trump. Il a ajouté que Cuba est «dirigé par des hommes incompétents et séniles». Notons que le président cubain, Miguel Díaz-Canel, 65 ans, est quatorze ans plus jeune que Donald Trump. Peu auparavant, le milliardaire républicain avait assuré que l’île communiste est «un cas très similaire» au Venezuela.

Dans le marasme actuel, Cuba, située à seulement 400 k

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