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P. Diddy : les avocats de l’ex-star du hip-hop demandent sa libération immédiate de prison

Les conseils du rappeur estiment que le juge qui avait prononcé sa peine de 50 mois de prison pour transport de personnes à des fins de prostitution avait réservé un «traitement sévère» à leur client.

L'un des avocats de P. Diddy, Marc Agnifilo, à la cour d'appel fédérale de Manhattan, New York, le 3 octobre 2025. (Michael M. Santiago/Getty Images. AFP)
Publié le 25/12/2025 à 17h33

Free Diddy ? Les avocats de l’ex-magnat du hip-hop déchu ont émis une demande de liberté concernant leur client auprès de la deuxième cour d’appel fédérale de Manhattan. Dans ce dossier déposé mardi 23 décembre, les conseils ont dénoncé le «traitement sévère» de l’affaire par le juge fédéral au préjudice de Sean Combs, le vrai nom du rappeur.

Ce dernier est actuellement incarcéré dans la prison fédérale de Fort Dix, dans le New Jersey. Sa libération est prévue le 8 mai 2028. Cette date prend en compte le temps déjà passé derrière les barreaux et de possibles remises de peine pour bonne conduite en détention.

«Treizième juré»

Les avocats de Combs estiment que le juge, Arun Subramanian, avait agi comme un «treizième juré» en octobre lorsqu’il a condamné l’artiste à 50 mois de prison pour transport de personnes à des fins de prostitution. Ils soulignent notamment que Combs avait été condamné pour deux chefs d’accusation mineurs, des infractions liées à la prostitution qui n’impliquaient ni violence, ni fraude, ni coercition.

«Les accusés sont généralement condamnés à moins de quinze mois de prison pour ces infractions, même en cas de coercition, ce que le jury n’a pas constaté en l’espèce», écrivent les avocats du rappeur dans leur requête.

«Le juge a défié le verdict du jury et a conclu que Combs avait “contraint”, “exploité” et “forcé” ses petites amies à avoir des relations sexuelles et qu’il avait mené une conspiration criminelle, exposent en outre les avocats. Ces conclusions judiciaires ont pris le pas sur le verdict et ont conduit à la peine la plus lourde jamais infligée à un accusé dans une affaire similaire.»

Lors du prononcé de la sentence, Subramanian avait expliqué les raisons qui l’avaient poussé à prononcer cette peine. Il avait pris en compte les témoignages de deux de ses anciennes petites amies. Elles avaient raconté que le fondateur de Bad Boy Records les avait battues et contraintes à avoir des relations sexuelles avec des prostitués masculins pendant que lui regardait et filmait les scènes, se masturbant devant parfois.

A l’issue d’un premier procès en juillet 2025, les jurés d’un tribunal fédéral de New York avaient rejeté les accusations les plus graves de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs portées contre l’ancienne star, lui épargnant l’emprisonnement à perpétuité. Juste avant de recevoir sa peine, le rappeur avait présenté des excuses à ses deux principales victimes, qualifiant son comportement de «répugnant, honteux et maladif», avait-il évoqué. «J’étais malade. Malade à cause de la drogue, j’étais hors de contrôle.»

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