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Reportage

«Personne ne veut de vous ici !» : à Minneapolis, la colère gronde toujours contre la police de l’immigration et Trump

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Deux jours après la mort d’Alex Pretti, les autorités du Minnesota font tout leur possible pour éviter l’embrasement, tandis que Washington soutient toujours les opérations menées par l’ICE et a annoncé l’envoi sur place de Thomas Homan, le «tsar des frontières».

Rassemblement le 26 janvier, à Minneapolis (Minnesota) après la mort d'Alex Pretti et Rene Nicole Good par la police de l'immigration (ICE). (Brandon Bell/Getty Images. AFP)
ParEdward Maille
Envoyé spécial à Minneapolis
Publié le 26/01/2026 à 21h56

Des forces de l’ordre gardent les entrées du parking de l’immense bâtiment en béton armé. Ce lundi 26 janvier, de l’autre côté de la route, sur un trottoir délimité par des grillages, se pressent une petite vingtaine de manifestants. Ils hurlent des insultes à chaque cortège de voitures banalisées qui entre dans le Whipple Building, à Minneapolis. «Personne ne veut de vous ici, arrêtez de kidnapper nos voisins !» lance une femme dans la foule.

Le lieu abrite les locaux de la police de l’immigration, où sont emmenées les personnes arrêtées. Depuis le début des intenses opérations de cette police dans la capitale du Minnesota en décembre, des manifestants se rendent sur place chaque jour. La mort d’Alex Pretti, tué samedi 24 janvier à bout portant, alors qu’il était maîtrisé au sol par deux agents de la police des frontières, a enflammé la colère des habitants, déjà sous le choc de

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