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Pétrole en Amazonie : les ambivalences de la politique environnementale de Lula

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L’autorisation de prospection délivrée à la compagnie nationale Petrobras contredit les objectifs écologiques affichés par le président brésilien, qui accueille la COP30 à Belém jusqu’au 21 novembre.

Le président du Brésil, Lula, à Belém le 7 novembre. (MAURO PIMENTEL/AFP)
ParChantal Rayes
correspondante à São Paulo
Publié le 10/11/2025 à 6h00

La course au pétrole a commencé au large de l’Amazonie brésilienne : le 20 octobre, Petrobras, le géant des hydrocarbures contrôlé par l’Etat brésilien, a obtenu le feu vert pour un forage d’exploration. Le jour même, son navire-sonde a commencé à prospecter un bloc en eaux profondes, situé à 500 km de l’embouchure du fleuve Amazone, et à seulement 175 km des côtes, non loin de la frontière avec la Guyane. «Il n’y aura pas de production à ce stade», précise l’entreprise, qui affirme procéder à «des recherches pour vérifier la présence de pétrole sur la zone».

Le bloc en question, baptisé FZA-M-59, est compris dans la «Marge équatoriale», une succession de cinq bassins sédimentaires sur le littoral nord, depuis l’Etat amazonien d’Amapá jusqu’à la pointe nord-est des côtes brésiliennes. Une «nouvelle frontière offshore», dit Petrobras, dont les réserves se situeraient autour de 16 milliards de barils. Des multinationales comme Exxon Mobil, qui exploite

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