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«Peur de Trump» ou «peur de la dictature» : en France, une jeunesse vénézuélienne divisée

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Après la capture de Nicolás Maduro par l’armée américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier, trois Vénézuéliens vivant en France ont confié leurs ressentis à «Libération».

Luis, Carmen et Rafael posent de dos, par peur de représailles, le 6 janvier à Paris. (Cha Gonzalez/Libération)
Publié le 07/01/2026 à 16h38

En début de soirée, ce mardi 6 janvier, Carmen (1) retrouve Luis et Rafael au restaurant sud-américain Fama, dans le IXe arrondissement de Paris. Les deux musiciens vénézuéliens de 22 et 33 ans s’y étaient retrouvés plus tôt pour parler de leurs projets artistiques sur la scène parisienne. Carmen, influenceuse de 24 ans, les a connus à Paris il y a quelques mois et ensemble ils créent du contenu sur les réseaux sociaux. Enfoncés dans un canapé, les trois Vénézuéliens échangent joyeusement au fond de ce restaurant aux tables colorées.

En évoquant la situation au Venezuela, une certaine gravité s’installe sur leurs visages. Depuis trois jours, leur pays est plongé dans une situation politique inédite après la capture du président Nicolás Maduro par l’armée américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier. Depuis, la vice-présidente du gouvernement socialiste,

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