C’est un monument de la presse américaine qui est en train de s’écrouler à vitesse accélérée. Le Washington Post, resté longtemps l’incarnation parfaite du «quatrième pouvoir», à l’origine du scandale du Watergate et des Pentagon Papers, est en train d’être saigné. Ce mercredi 4 février, la direction a annoncé que des centaines de journalistes commençaient à être licenciés, environ 300 sur un total de 800 croit savoir le New York Times alors qu’aucun chiffre officiel n’a été avancé.
Selon Matt Murray, directeur du journal, il s’agit de réformer une institution «d’une autre époque» afin de «sécuriser» son avenir. Les choix qui sont faits ressemblent plutôt à un suicide en règle : la plupart des correspondants à l’étranger, notamment tous ceux qui couvrent le Moyen-Orient, ont ainsi été licenciés. «Je suis bouleversée», témoigne sur X l’une d’elles, Lizzie Johnson, qui se trouvait en plein reportage su




