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Analyse

Joe Biden en Arabie Saoudite: pour les Etats-Unis, le mythe fragilisé de «l’indépendance énergétique»

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Exportateurs de pétrole depuis 2019, les Américains subissent malgré tout les chocs du marché. Face au prix de l’essence et à des sondages désastreux, Joe Biden espère que l’Arabie Saoudite, dont il voulait faire un paria, l’aidera à faire baisser les cours.

Joe Biden en partance pour le Moyen-Orient, le 12 juillet. (Evelyn Hockstein/Reuters)
ParPhilippe Coste
correspondance à New York
Publié le 15/07/2022 à 7h39

L’homme qui descendra vendredi d’Air Force One sur le tarmac de l’aéroport saoudien de Djedda jurait, pendant sa campagne, de réduire le prince héritier Mohamed ben Salmane au rang de paria international, pour sa responsabilité dans l’assassinat atroce du journaliste dissident Jamal Khashoggi. Joe Biden avait aussi bâti son mandat sur la promesse d’un «New Deal» écologique et social, porteur à la fois d’une grande transition vers les énergies renouvelables et d’un renouveau industriel vert, vertueux et enfin libéré des énergies fossiles.

Un an et demi après son arrivée à la Maison Blanche, les temps ont bien changé. Les sanctions occidentales contre la Russie après son invasion de l’Ukraine ont secoué l’économie planétaire et fait bondir, entre autres, les prix du pétrole. Au point de pousser le président démocrate, qui se rêvait en chantre du zéro carbone, à venir quémander un peu d’or noir au sulfureux royaume pétrolier. Objectif : faire baisser les cours et soul

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