Y aura-t-il un avant et un après 7 septembre dans la campagne présidentielle au Brésil ? Telle est la question qui se posait ce mercredi soir après l’impressionnante démonstration de force de Jair Bolsonaro, en ce jour de fête nationale, dans quelques-unes des principales villes du pays. A São Paulo, la plus grande, des rassemblements monstres se sont tenus, même sans lui. A Brasilia comme à Rio, et à un moins d’un mois du scrutin, le président sortant s’est offert un bain de foule XXL en prenant pour prétexte les célébrations du bicentenaire de l’indépendance. Ses adversaires, et notamment Lula da Silva (Parti des travailleurs, PT), favori du scrutin avec 47 % des intentions de vote (contre 32 % pour le président sortant) ont dénoncé un abus de pouvoir.
Sur la plage de Copacabana, bastion de celui qui fut élu six fois de suite député de Rio avant d’accéder à la présidence, une foule immense s’était massée jusque dans les rues adjacentes, pendant que la fanfare de l’armée défilait et que les avions de chasse exécutaient des loopings au-dessus de la célèbre baie. Le chef de fil




