«Il est insipide comme de la nourriture sans sel.» Et «arrogant» avec ça. Voici Lula s’exprimant, à la veille de la présidentielle de 2006, sur son adversaire d’alors et… colistier d’aujourd’hui, Geraldo Alckmin. Ils partagent désormais la même affiche électorale. L’un avec sa bouille joviale et l’autre, belle prestance et faux airs de Jacques Chirac. Le spectaculaire ralliement de ce ténor de la droite est l’un de ces coups de génie dont Lula a le secret. Il fallait au patron du Parti des travailleurs (PT) et favori du scrutin un symbole fort, capable de réunir autour de lui un front républicain contre Jair Bolsonaro. Geraldo Alckmin est sa plus belle prise.
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Pour l’occasion, ce catholique ultraconservateur, qui dément tout lien avec l’Opus Dei (le courant le plus à droite de l’Eglise), a dû entrer au Parti socialiste brésilien. Ce qui a arraché quelques sourires. Le PT, qui voit en lui un




