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Prisons dans le désert, retour de la peine de mort… Au Chili, surenchère sécuritaire dans la campagne présidentielle

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Dans un contexte de hausse de la criminalité, les candidats à l’élection de ce dimanche 16 novembre, à droite comme à gauche, rivalisent de propositions extrêmes. Certains prônent le retour de la peine capitale, supprimée en 2001.

Les candidats à la présidence chilienne lors d'un débat télévisé, le 10 novembre. (Esteban Felix/AP)
Par
Hippolyte Radisson, correspondance à Santiago
Publié le 15/11/2025 à 8h00

«L’idée est qu’ils passent un très mauvais moment.» Symptôme d’une présidentielle chilienne électrisée par le thème de la sécurité, le candidat populiste Franco Parisi (Parti du peuple) veut enfermer «terroristes et membres du crime organisé» dans des «prisons-bateaux» pouvant accueillir chacune «300 à 500 prisonniers» à une centaine de kilomètres des côtes. Il plaide aussi pour le «travail obligatoire» des détenus dans les établissements classiques. Sa concurrente de la droite traditionnelle, Evelyn Matthei (Union démocrate indépendante), penche quant à elle pour des pénitenciers en plein désert où les «pires criminels» seraient placés à l’isolement total.

Dans cette escalade, la gauche n’est pas en reste. «Je n’ai aucun complexe en matière de sécurité», a clamé la candidate de la coalition de gauche, Jeannette Jara, membre du Parti communiste, devant la presse internationale, un mois avant le premier tour fixé au dimanche 16 novembre. L’ex-ministre du Travail prévoit «10 000 nouvelles places dans cinq nouvelles prisons d’ici 2

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