Cela fait plus d’un quart de siècle que l’Union européenne négocie un accord de libre-échange avec les cinq pays du Mercosur. Le traité aurait pu être signé samedi 20 décembre au Brésil, selon le souhait de la Commission européenne, mais la France et l’Italie bloquent, et les discussions suscitent toujours d’intenses débats, notamment sur les questions agricoles et environnementales. Jeudi 18 décembre, le président brésilien Lula a annoncé qu’il allait proposer, à la demande de l’Italie, un report de la signature.
Pour ses détracteurs, l’ouverture du marché européen à la viande bovine, au poulet ou encore au sucre venant d’Amérique du Sud risque de concurrencer fortement les filières européennes, souvent plus coûteuses et soumises à des normes plus strictes. L’impact environnemental en Amazonie lié à la déforestation et à l’agriculture exportatrice, qui seraient encouragées par l’accord, est également critiqué. Ses partisans, eux, soulignent l’intérêt économique d’obtenir l’accès à ce gros marché (270 millions d’habitants), et celui, géopolitique, d’asseoir l’influence européenne sur un continent où les Etats-Unis et la Chine sont très




