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Justice

Sous le feu des critiques, Mark Zuckerberg contraint de se justifier pour la première fois devant la justice sur l’impact de ses applis sur les ados

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Le patron de Meta, maison mère de Facebook et Instagram, comparaissait mercredi 18 février devant le tribunal de Los Angeles face à une jeune californienne qui accuse Meta ainsi que YouTube d’avoir sciemment conçu leurs plateformes afin de la rendre dépendante aux réseaux sociaux, ce qu’ils réfutent.

Le PDG et président de Meta, Mark Zuckerberg, après avoir témoigné à Los Angeles, le 18 février 2026. (Apu Gomes/AFP)
ParPhilippe Coste
correspondance à New York
Publié le 19/02/2026 à 7h36

Le premier procès de Big Tech a commencé, et Carolyn Kuhl n’a rien d’une novice. La juge de la Superior Court de Los Angeles a repéré facilement les lunettes Ray-Ban noires que portent plusieurs des membres de l’entourage de Mark Zuckerberg, et elle réitère ses mises en garde contre ses gadgets bardés d’IA dotés de caméras intégrées. «L’usage de ces dispositifs relève de l’outrage à la Cour, précise-t-elle. Alors si vous avez filmé quelque chose, effacez tout maintenant. Je suis sérieuse». La tentation serait grande, pour l’armée des défenseurs de Meta, le géant des réseaux sociaux visés par ce recours civil historique, d’utiliser des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier les 12 jurés et faciliter les pressions ou les manœuvres de prétoire. Car l’enjeu est de taille.

Assis pour la première fois de sa carrière dans le box des témoins d’un tribunal, Zuckerberg, en digne costume bleu, apparaît nerveux et erratique, inquiet jusqu’à la parano

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