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Analyse

Sur le Groenland, Donald Trump et la doctrine de la force brute

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La fixation du président américain sur l’île arctique et ses nouvelles menaces contre l’Europe reflètent sa vision du monde, fondée sur la domination territoriale et faisant fi des accords et des alliances.

Donald Trump dans le Michigan le 13 janvier 2026. (Evelyn Hockstein/Reuters)
Publié le 18/01/2026 à 20h43

Il serait tentant de balayer les menaces de Donald Trump contre l’Europe et sa fixation sur le Groenland comme une nouvelle saillie grotesque, une énième provocation dans un inventaire déjà bien fourni. Ce serait pourtant une erreur d’analyse majeure. Car derrière le ton outrancier et les mots en majuscules, le message posté samedi sur son réseau social par le président américain, qui menace plusieurs pays européens de surtaxes douanières, expose de manière glaçante sa vision du monde : un univers régi par la force brute, le mépris des alliances et une doctrine impérialiste ressuscitée. Un monde divisé, selon Trump, entre ceux qui possèdent – les terres, la puissance militaire, les richesses – et ceux condamnés à céder.

L’obsession de l’ancien magnat de l’immobilier pour l’immense île arctique ne date pas d’hier. Et son désir de la conquérir «n’est pas du bluff»,

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