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Rapport de force

Toujours de gauche mais soumis à Trump : le paradoxe du pouvoir vénézuélien

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Sous la pression des Etats-Unis, la présidente du Venezuela, Delcy Rodríguez, multiplie les concessions : privatiser le pétrole et les mines, amnistier les prisonniers politiques… Malgré tout, le discours révolutionnaire reste de mise.

Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela, à Caracas le 28 janvier 2026. (Wendys Olivo/REUTERS)
Publié le 04/02/2026 à 19h58

Un mois après la capture de Nicolás Maduro par les forces spéciales, les Etats-Unis sont de retour au Venezuela. Mais cette fois-ci, ils sont accueillis à l’aéroport avec tous les égards. Laura Dogu, cheffe de mission diplomatique américaine, a multiplié les rendez-vous à Caracas depuis son arrivée, samedi 31 janvier. Cerise sur le pompon, elle a été reçue lundi par Delcy Rodríguez, la présidente vénézuélienne par intérim, dans sa résidence, le palais de Miraflores.

L’ex-ambassadrice au Honduras et au Nicaragua, 62 ans, a résumé sa visite dans une vidéo à l’amateurisme désarmant : où sont le luxe et le glamour du «documenteur» Melania ? On y voit la diplomate franchir la porte de l’ambassade et reprendre possession des lieux, vides depuis la rupture des relations diplomatiques en 2019.

Après une promenade dans le jardin, envahi d’herbes folles, elle a décliné son crédo en voix off, avec un redoutable accent yankee : «Comme l’a dit le secrétaire d’Etat Marco Rubio, nous voulons un V

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