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Amérique centrale

Toujours sans président, le Honduras s’impatiente deux semaines après l’élection

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Le dépouillement s’éternise et les deux candidats de droite arrivés en tête ne sont toujours pas départagés. La gauche, arrivée troisième, demande l’annulation du scrutin en raison de l’ingérence de Donald Trump dans la campagne.

Des partisans du parti Libre à Tegucigalpa, le 15 décembre. (Orlando Sierra/AFP)
Publié le 16/12/2025 à 5h50

Lundi 1er décembre, lendemain de journée électorale, les 10,5 millions de Honduriens s’attendaient à apprendre, au réveil, le nom de leur prochain président. Deux semaines plus tard, ils ne savent toujours pas qui de Nasry Asfura ou de Salvador Nasralla tiendra pour les quatre ans à venir les rênes du petit pays d’Amérique centrale. La seule certitude, c’est que le successeur de la présidente de gauche Xiomara Castro sera de droite. Entre score serré, accusations de fraude, prise de position de l’armée, ombre des gangs criminels, ingérence de Donald Trump en faveur d’Asfura et soupçons sur le travail de la compagnie colombienne censée garantir la fiabilité du scrutin, la confusion est totale à Tegucigalpa.

La seule personne qui sait qui a gagné est Donald Trump : lundi, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, il a affirmé : «Au Honduras j’ai soutenu un candidat qui n’était pas favori et il a gagné.» Il a étendu son raisonnement à la victoire, celle-ci officielle, de José Antonio Kast au Chili, qui a «battu les communistes».

Aucune mise à jour sur l’état du dépouillement n’a été publiée entre le

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