L’anglais est hésitant, la scène hallucinante. Grosse doudoune et bonnet enfoncé sur le crâne mais chaussettes-claquettes aux pieds, Nicolás Maduro déboule dans un couloir menotté et encadré par des agents de l’agence américaine de lutte contre la drogue, la DEA. «Bonne nuit, bonne année» , lance alors celui qui était encore le président du Venezuela douze heures plus tôt. Baptisée «Absolute Resolve» (détermination absolue), l’opération militaire américaine destinée à l’enlever lui et son épouse, Cilia Flores, à Caracas, a duré moins de 2h30, les cueillant au saut du lit dans l’enceinte ultrasécurisée où le couple passait la nuit de vendredi à samedi. «Une forteresse», a assuré Donald Trump, qui s’est répandu dans les médias américains, de Fox News au New York Post pour raconter un «assaut jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale» qu’il a suivi «comme un show télévisé» depuis sa résidence de Floride.
Hors services de renseignement américains, personne ne savait exactement où résidait le président vénézuélien. Surtout pas au palais Miraflores, sa résidence officielle. Conscient de l’épée de Damoclès américaine, il aurait eu entre six et huit habitations possibles, passant de l’une à l’autre de manière aléatoire. Jeudi 1er janvier, la télévision vénézuélienne avait diffusé une interview dans laquelle il circulait en voiture dans Caracas, un bon moyen pour ne pas être trahi par des détails de son environnement.
Une réplique d’un bunker de Maduro
Nuageuse depuis le début




