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Récit

Trump et Twitter: malgré les «je t’aime moi non plus», la love story semble bien finie

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Bien qu’inconsolable de la perte de son audience passée après son bannissement en 2021, l’ex-président américain, tenu par des obligations financières avec le réseau Truth sur lequel il s’est reconverti, jure avoir tourné la page avec l’entreprise rachetée par Elon Musk.

Donald Trump, dans le Tennessee en novembre 2018. (Jonathan Ernst/REUTERS)
ParJulien Gester
correspondant à New York
Publié le 30/04/2022 à 13h50

Pâmoisons, évanouissements et gerbes d’excitation : l’annonce lundi 25 avril, après un petit mois de spéculations, du rachat intégral de Twitter par Elon Musk, a aussitôt survolté la droite américaine dans toutes ses nuances plus ou moins extrêmes. Et l’euphorie a plus particulièrement emporté les admirateurs de Donald Trump, sevrés de tweets en majuscules et de «covfefe» [faute de frappe de Trump dans un tweet, à la place du mot «coverage» («couverture» en anglais) devenu un mème sur Internet, ndlr]. A l’évidence, le retour de l’ancien président sur le réseau social dont il fut banni en janvier 2021 coulait de source, dès lors que Musk n’avait cessé de clamer combien, lui patron, Twitter redeviendrait l’eldorado d’une «absolue liberté d’expression».

Mais ce rêve bleu a fait long feu. Aussitôt sollicité par Fox News, Trump a promis, juré, qu’on ne l’y reprendrait plus, quand bien même le nouveau maî

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