Frapper ou négocier : Donald Trump entretient l’ambiguïté face à l’Iran, oscillant entre démonstration de force et ouverture diplomatique, dans un jeu de pressions qui rappelle son récent bras de fer avec le Venezuela. «Nous sommes forts. Nous sommes puissants militairement. Et désormais, nous avons un groupe aéronaval qui se dirige vers un pays appelé Iran. Et j’espère ne pas devoir utiliser cette force», a lancé jeudi le président américain.
Cette rhétorique s’appuie sur un déploiement militaire spectaculaire au Moyen-Orient. Outre le porte-avions nucléaire USS Abraham-Lincoln, ses dizaines d’avions et hélicoptères et son escorte de trois destroyers arrivés en mer d’Arabie, le Pentagone compte au moins huit navires supplémentaires entre le golfe Persique, la mer Rouge et la Méditerranée. Washington a aussi renforcé ses systèmes antimissiles Patriot et THAAD (pour «Terminal High Altitude Area Defense») dans ses bases du Golfe.




