«Je ne pense pas que cette frappe ait eu lieu.» Donald Trump a affirmé dimanche 4 janvier ne finalement pas croire les affirmations de la Russie selon lesquelles l’Ukraine aurait attaqué avec des drones une résidence du président russe, Vladimir Poutine. Le président américain, à bord de son avion présidentiel, a en outre noté que «personne ne savait pour l’heure» si les allégations russes, réfutées par Kyiv, étaient vraies. Une semaine plus tôt, le 29 décembre, il se disait pourtant «très en colère» contre le régime ukrainien dans la foulée des accusations russes.
Moscou a accusé Kyiv d’avoir visé avec pas moins de 91 drones une résidence de Vladimir Poutine située à Valdaï, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, et hautement sécurisée dans la nuit du 28 au 29 décembre. L’Ukraine a qualifié cette accusation de «mensonge» et estimé qu’elle visait à servir de prétexte pour de nouvelles frappes contre son territoire et à saper les négociations sur la paix. Le Kremlin avait en ce sens prévenu mardi que «les conséquences» de cette attaque se traduiraient par «un durcissement de la position de négociation» de la Russie.
Absence de «preuve solide»
Face aux doutes exprimés par les Européens et des experts sur la véracité de l’attaque – la France a notamment fait part de ses doutes face à l’absence de «preuve solide» fournie par le Kremlin –, le ministère russe de la Défense a diffusé une vidéo montrant un soldat au visage dissimulé se tenant près des débris d’un drone et affirmant que cet engin portait une charge explosive de 6 kilos. Des images «risibles» et «ridicules», a fustigé Kyiv.
L’armée russe avait aussi publié une carte montrant la prétendue trajectoire des engins lancés lors de cette attaque présumée, ainsi que le témoignage d’un homme présenté comme un habitant d’un village situé près de cette résidence de Vladimir Poutine.




