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Etats-Unis

Tuerie de Sandy Hook: le complotiste Alex Jones condamné à verser près de 50 millions de dollars

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Le magnat des fake news est poursuivi en justice par plusieurs familles de victimes d’un massacre qu’il avait désigné comme un «canular». Au terme d’un procès marqué par une ahurissante bourde de ses avocats, il a été condamné à une indemnisation colossale des parents de l’un des enfants tués. Et ses ennuis ne font que commencer.

Les familles des victimes réclament à Alex Jones, ici en 2018, 150 millions de dollars de réparation. (Jim Watson/AFP)
ParJulien Gester
correspondant à New York
Publié le 04/08/2022 à 13h09, mis à jour le 06/08/2022 à 8h37

Le 14 décembre 2012, un jeune homme armé d’un fusil-mitrailleur et deux pistolets abattait six adultes et vingt enfants âgés de 6 à 7 ans dans l’école primaire Sandy Hook, à Newtown, dans le Connecticut, avant de se suicider. Une décennie et quantité de drames comparables plus tard, à Uvalde, Parkland ou Santa Fe, la justice américaine et les parents des victimes n’ont toujours pas refermé le dossier Sandy Hook. Le tireur s’était certes donné la mort, et le fabricant de son fusil – Remington – a conclu en février un accord de dédommagement des familles des victimes évalué à 73 millions de dollars. Mais reste encore à solder le cas Alex Jones.

Pendant des années, cette imposante gargouille de l’extrême droite conspirationniste, sommité texano-trumpolâtre et propagateur prospère de fake news avant la lettre, a nié la réalité du carnage. A longueur d’émissions, Jones semait l’idée que personne ne serait mort à Sandy Hook, pour qualifier l’affaire de «canular géant», «complètement bidon», «contrefait de toutes pièces», dont les survivants, témoins et proches des victimes seraient des «acteurs» à la solde de «l’Etat profond». Cela afin d’attenter, à terme, au droit des Américains à détenir des armes, protégé par le sacro-

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