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Etats-Unis

Un an après le Capitole, Joe Biden promet de défendre la démocratie et étrille Donald Trump

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Dans un discours grave et offensif, le président démocrate a dénoncé les «mensonges» permanents de son prédécesseur. Et promis de ne laisser personne «mettre le couteau sous la gorge» d’une démocratie américaine en grand danger.

Le discours de Joe Biden a eu lieu dans le hall des statues du Capitole, à Washington. (Greg Nash/AP)
Publié le 06/01/2022 à 18h02

Il a choisi, naturellement, de s’exprimer depuis le Capitole. De revenir sur les lieux de l’assaut, comme pour mieux incarner le fait que le «complot» contre lui et contre la démocratie américaine avait échoué. Un an jour pour jour après l’invasion brutale du Congrès par des centaines de partisans de Donald Trump déterminés à empêcher la certification des résultats de la présidentielle, Joe Biden s’est adressé, jeudi, à une nation américaine plus polarisée et fragilisée que jamais.

Conscient que le «big lie», le mensonge de «l’élection volée» créé et inoculé par Trump et son cercle proche, a continué toute l’année dernière de se répandre sournoisement, au point qu’à peine une grosse moitié des Américains pense aujourd’hui que le scrutin de novembre 2020 a été légitime, Joe Biden a décidé de contre-attaquer. De manière à la fois solennelle, présidentielle et inhabituellement offensive, notamment à l’égard de son prédécesseur.

Sans jamais le nommer, mais se référant plus d’une quinzaine de fois à «l’ancien président», le locataire de la Maison Blanche l’a ouvertement accusé d’avoir piétiné les normes démocratiques. «Pour la première fois dans l’histoire, a-t-il martelé, un président n’a pas seulement perdu une élection, il a tenté d’empêcher un transfert pacifique du pouvoir.»

«Je ne reculerai pas»

Délaissant pour la première fois de son mandat son fil rouge habituel de la «réconciliation» et de la «quête d’unité», Joe Biden a placé cette intervent

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