C’était tout simple : l’âge d’or américain allait surgir des urnes. En 2024, pendant sa campagne, Donald Trump s’égosillait sur le miracle économique qui accompagnerait bientôt son grand retour à la Maison Blanche. «Le premier jour, on arrêtera l’inflation et on rendra l’Amérique à nouveau abordable en baissant les prix de tous les produits. L’industrie automobile retrouvera son niveau record d’il y a trente-sept ans grâce aux droits de douane et à des moyens que nous avons et que les autres pays n’ont pas», promettait sans autres précisions le businessman de reality-show au public dévoué de ses grands rassemblements Maga.
Un an après son investiture, le président reprend sa méthode Coué si payante lors de ses deux victoires électorales. Lors d’un discours devant le «Economic Club» de Detroit, passage obligé du début de campagne républicaine pour les élections de mi-mandat, Trump martelait mi-janvier : «La croissance explose, la productivité atteint des sommets, l’investissement est en plein boom et l’inflation est vaincue.»
Et si, cette fois, il disait presque vrai ? En dépit de l’avalanche de droits de douane décrétée depuis le printemps, le tableau de bord de l’économie américaine affiche un taux de croissance rassurant de 4,3 % en 2025, et, à 4,4 %, le chômage enregistre une hausse limitée de 0,3 point en un an. Mais l’inflation, elle, est loin d’être vaincue. Même si, à 2,7 %, un taux encore supérieur aux objectifs de 2 % établis par la Fed, elle ne représen




