Menu
Libération
Elections

Un ex-président narco libéré et un scrutin sous pression : au Honduras, l’ingérence de Trump bat son plein

Réservé aux abonnés

Le président américain a gracié l’ancien chef de l’Etat Juan Orlando Hernández, condamné pour trafic de drogue. Et conditionne sa future aide financière à la victoire du candidat de son choix après une présidentielle dont le dépouillement s’éternise.

L'ancien président du Honduras, Juan Orlando Hernández, escorté vers un avion de la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine pour être extradé vers les Etats-Unis, en avril 2022. (Fredy Rodriguez/Reuters)
Publié le 02/12/2025 à 18h38

Donald Trump avait annoncé qu’il libérerait, par une mesure de grâce présidentielle, le trafiquant de drogue hondurien Juan Orlando Hernández, surnommé «JOH». Il a tenu parole en choisissant soigneusement son moment : en plein décompte des suffrages après l’élection présidentielle de dimanche 30 novembre au Honduras. JOH, président du pays entre 2014 et 2022, n’aura donc purgé que deux ans et demi de prison, sur les quarante-cinq ans auxquels il a été condamné en juin 2024 par un tribunal de Brooklyn.

Le crime que Trump vient d’effacer d’un coup d’éponge : avoir facilité l’arrivée aux Etats-Unis d’au moins 400 tonnes de drogue grâce la protection qu’accordait le Président aux cartels mexicains, dont celui de Sinaloa, dirigé par Joaquín «El Chapo» Guzmán, en tête. Selon les procureurs, JOH avait transformé le Honduras en «narco-Etat», ou en «autoroute»

Dans la même rubrique