Donald Trump avait annoncé qu’il libérerait, par une mesure de grâce présidentielle, le trafiquant de drogue hondurien Juan Orlando Hernández, surnommé «JOH». Il a tenu parole en choisissant soigneusement son moment : en plein décompte des suffrages après l’élection présidentielle de dimanche 30 novembre au Honduras. JOH, président du pays entre 2014 et 2022, n’aura donc purgé que deux ans et demi de prison, sur les quarante-cinq ans auxquels il a été condamné en juin 2024 par un tribunal de Brooklyn.
Le crime que Trump vient d’effacer d’un coup d’éponge : avoir facilité l’arrivée aux Etats-Unis d’au moins 400 tonnes de drogue grâce la protection qu’accordait le Président aux cartels mexicains, dont celui de Sinaloa, dirigé par Joaquín «El Chapo» Guzmán, en tête. Selon les procureurs, JOH avait transformé le Honduras en «narco-Etat», ou en «autoroute»




