«Une rencontre très, très constructive», répétait Donald Trump après son entrevue de plus de deux heures avec Benyamin Nétanyahou lundi 29 décembre. Le Premier ministre israélien, opinant avec humilité durant leur conférence de presse commune, ne pouvait qu’approuver. Il était arrivé à Mar-a-Lago, la résidence de vacances du président des Etats-Unis, avec la crainte d’essuyer les remontrances publiques de son hôte pour ses réticences à mettre en œuvre la seconde phase cruciale du plan de paix à Gaza exigée depuis l’automne par ses alliés américains.
Contre toute attente, le paria sur la scène internationale, l’allié douteux et indocile de la Maison Blanche, repart en Israël abreuvé d’assez de compliments par Donald Trump pour nourrir ses vidéos de campagne électorale pendant les onze mois qui précèdent les prochaines élections parlementaires israéliennes. «Un héros. Un homme sans qui Israël, j’en suis certain, n’existerait plus aujourd’hui», entonnait le Président devant son obligé. «Bibi», pour sa part, en fin connaisseur de l’ego trumpien, n’était pas venu les mains vides. Après avoir, sans résultat, soutenu la candidature de l’Américain a




