La routine… Le 5 mai, le gouvernement de Joe Biden a notifié au Congrès qu’il procédait à une vente d’armes d’une valeur de 735 millions de dollars à Israël. Cette procédure d’autorisation, de pure forme, effectuée dans un court délai légal de deux semaines, n’aurait pas suscité la moindre polémique à Washington, meilleur allié de l’Etat hébreu, si elle n’avait par hasard été initiée quelques jours avant le début du nouveau conflit entre l’armée israélienne et le Hamas. Assurée d’une approbation, qui sera effective jeudi malgré les plus de 200 morts à Gaza dont 61 enfants, cette vente s’inscrit dans un accord d’aide militaire de 38 milliards de dollars courant de 2019 à 2028 et comprend des munitions de précision utilisées en ce moment même par l’aviation israélienne. Elle a provoqué une levée de boucliers des élus issus de l’extrême gauche du Parti démocrate et, plus largement, l’affaire a exacerbé les dissensions internes au parti sur la question du soutien accordé par l’Etat américain au gouvernement de Benyamin Nétanyahou.
Levée de boucliers
Une vente d’armes des Etats-Unis à Israël divise l’opinion
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Cette transaction de routine a été décriée au sein du parti démocrate mais aussi de l’opinion publique américaine, qui rapproche le sort des Palestiniens, en proie à l’intensification des violences, du mouvement Black Lives Matter.
Des soldats israéliens campés à la frontière gazaouie, jeudi. (Ariel Schalit/AP)
Publié le 19/05/2021 à 8h49
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