«On a espéré ce moment depuis si longtemps, on n’ose pas y croire.» Au téléphone depuis Maracaibo, la deuxième ville du Venezuela située près de la frontière avec la Colombie, portée dans les années 50 par le boom pétrolier, Yasmin A. n’en revient toujours pas. Après presque treize années d’un pouvoir autocratique de plus en plus dur, Nicolás Maduro n’est plus à la tête du pays, enlevé et exfiltré par les forces spéciales américaines. Combinée à la stupeur, la politique de répression de toute voix dissidente a laissé des traces parmi les habitants, raconte la jeune ingénieure dans le traitement de l’eau : «Les seuls qui osent ouvertement montrer leur joie et célébrer, ce sont les Vénézuéliens de l’étranger.» Depuis
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Chez les Vénézueliens de Caracas à Maracaibo, pas d’effusion de joie face à toutes les incertitudes
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Pour la plupart privés d’informations sur la situation de leur pays et la suite des événements, les Vénézuéliens peinent à se réjouir ouvertement de l’enlèvement de Nicolás Maduro.
Des gens attendent pour entrer dans un supermarché samedi à Caracas, après l'annonce de l'opération américaine contre le président vénézuelien Maduro. (Leonardo Fernandez Viloria/Reuters)
ParCarol Isoux
Publié le 04/01/2026 à 14h36
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