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Reportage

Venezuela : «Etre en prison sous la responsabilité du pouvoir ne vous assure pas de rester vivant»

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Placées début janvier sous la tutelle de Washington, les autorités ont relâché des dizaines de détenus politiques, mais sans fournir de liste. Les familles se rassemblent devant les pénitenciers dans l’espoir que leurs proches seront les prochains libérés.

Fanny Michaëlis, née en 1983. Dernier album paru : «Et c’est ainsi que je suis née» (éditions Casterman). (Fanny Michaëlis/Libération)
Par
Alice Campaignolle
Correspondante à Caracas
Publié le 30/01/2026 à 6h35

Cet article est publié dans le cadre du «Libé tout en BD», entièrement illustré par des dessinateurs et dessinatrices. Retrouvez tous les articles de cette édition ici, et le journal en kiosque ce vendredi 30 janvier.

Bâches, tentes, matelas de fortune : en quelques jours, c’est tout un campement qui s’est monté à l’entrée du centre de détention Rodeo 1, à 40 km à l’est de Caracas. Depuis trois semaines, dans tout le Venezuela, des centaines de familles sont installées devant les prisons, visages inquiets, les yeux rivés sur l’entrée. Dès que les autorités ont annoncé, le 8 janvier, que des prisonniers politiques allaient être libérés, des Vénézuéliens se sont précipités, espérant que leur proche serait le prochain.

A Rodeo 1, la veille, il a plu à verse et les quelques affaires des familles sont alignées au soleil pour sécher, de jeunes enfants courent autour, insouciants. Beaucoup viennent de régions éloignées, à plusieurs heures de route, il a donc fallu s’organiser. Les habitants de la zone, malgré leurs maigres ressourc

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