Cet article est publié dans le cadre du «Libé tout en BD», entièrement illustré par des dessinateurs et dessinatrices. Retrouvez tous les articles de cette édition ici, et le journal en kiosque ce vendredi 30 janvier.
Bâches, tentes, matelas de fortune : en quelques jours, c’est tout un campement qui s’est monté à l’entrée du centre de détention Rodeo 1, à 40 km à l’est de Caracas. Depuis trois semaines, dans tout le Venezuela, des centaines de familles sont installées devant les prisons, visages inquiets, les yeux rivés sur l’entrée. Dès que les autorités ont annoncé, le 8 janvier, que des prisonniers politiques allaient être libérés, des Vénézuéliens se sont précipités, espérant que leur proche serait le prochain.
A Rodeo 1, la veille, il a plu à verse et les quelques affaires des familles sont alignées au soleil pour sécher, de jeunes enfants courent autour, insouciants. Beaucoup viennent de régions éloignées, à plusieurs heures de route, il a donc fallu s’organiser. Les habitants de la zone, malgré leurs maigres ressourc




