Dès l’annonce de l’intervention américaine au Venezuela à 3 heures du matin samedi 3 janvier, le président colombien Gustavo Petro a convoqué un conseil de sécurité à Bogotá, ordonné le déploiement de la force publique à la frontière et mis en place un poste de commandement unifié à Cúcuta, la principale ville frontalière colombienne, pour gérer un éventuel afflux massif de réfugiés.
Selon plusieurs témoignages rapportés par les radios et médias colombiens à différents points de la frontière, qui fait plus de 2 500 kilomètres, des dizaines de personnes, notamment des Colombo-Vénézuéliens, s’apprêtent à regagner la Colombie.
Le premier président de gauche colombien, élu en 2022, a fermement condamné «l’agression à la souveraineté du Venezuela et de l’Amérique latine» et a demandé la convocation du Conseil de sécurité de l’ONU, dont la Colombie est membre non permanent depuis ce jeudi 1er janvier.
Lors de sa conférence de presse, samedi en milieu de journée, après la capture de Maduro, le président américain a directement visé son homologue colombien. «Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. […] Il fabrique de l




