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Venezuela : Répression de l’opposition, des experts de l’ONU dénoncent des crimes contre l’humanité

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Selon un rapport compilé par des experts de l’ONU, les services de renseignement du Venezuela auraient commis des crimes contre l’humanité pour réprimer l’opposition sur des ordres venus du sommet de l’Etat.

La police nationale bolivarienne empêche une marche de travailleurs du secteur public, qui exigent que le gouvernement leur verse l'intégralité de leurs prestations et respecte les conventions collectives, d'atteindre le centre-ville de Caracas, au Venezuela, jeudi 11 août 2022. (Matias Delacroix/AP)
Publié le 20/09/2022 à 21h39

Meurtres, violences sexuelles, tortures, voici le début d’une longue liste d’accusations rapportées par la mission d’enquête indépendante de l’ONU à l’encontre du gouvernement vénézuélien. «Nos enquêtes et analyses montrent que l’Etat vénézuélien s’appuie sur les services de renseignement et ses agents pour réprimer la dissidence dans le pays. Ce faisant, des crimes graves et des violations des droits humains sont commis, notamment des actes de torture et des violences sexuelles», dénonce la présidente de cette mission Marta Valinas.

Dans un communiqué publié ce mardi, la mission a documenté au moins 173 cas de tortures et de violences. D’une part, 122 victimes des agents des services du contre-espionnage militaire (DGCIM). Le rapport précise qu’elles «ont été soumises à la torture, à des violences sexuelles et/ou à d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants». Des tortures qui auraient été pratiquées dans le quartier général de Boleita, à Caracas et «dans un réseau de centres de détention clandestins à travers le pays». D’autre part, au moins 51 personnes auraient été «torturées ou maltraitées» depuis 2014 par le service de renseignement national, le SEBIN. Il s’agirait de «politiciens de l’opposition, de journalistes, de manifestants et de défenseurs des droits humains, principalement dans le centre de détention d’El Helicoide à Caracas».

Outre ses conclusions sur le rôle des services de renseignement, la mission publie également u

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