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Changement de pied

Washington ne participera pas aux discussions du G20 en Afrique du Sud

Organisé à Johannesburg ce week-end, le sommet international se tiendra sans les Etats-Unis qui ont annoncé à deux jours du sommet, leur boycott des réunions.

Washington est en guerre ouverte contre Pretoria au nom du sort réservé aux fermiers blancs, victime selon l’administration Trump d’un «génocide». (Issei Kato/Getty Images.AFP)
Publié le 20/11/2025 à 21h20

Viendra, viendra pas ? Cette fois-ci, Washington semble sûr de sa décision : les Etats-Unis «ne participeront pas aux discussions officielles» du G20 en Afrique du Sud, organisé à Johannesburg samedi et dimanche. C’est ce qu’a affirmé la Maison Blanche jeudi, coupant court aux informations faisant état d’une présence américaine en Afrique du Sud. «Les Etats-Unis ne participeront pas aux discussions officielles du G20 en Afrique du Sud», a finalement annoncé la porte-parole de l’exécutif américain Karoline Leavitt au cours d’un point presse organisé ce jeudi soir. Tout au plus, a-t-elle fait valoir, les Etats-Unis, qui prennent la présidence tournante du G20 l’année prochaine, seront représentés en tant que prochains «hôtes» du sommet.

Initialement, c’est le vice-président JD Vance qui devait représenter Washington lors du sommet. Mais Washington est en guerre ouverte contre Pretoria au nom du sort réservé aux fermiers blancs, victime selon l’administration Trump d’un «génocide».

Un «scandale» selon Donald Trump

Pourtant, plus tôt ce jeudi, l’Afrique du Sud assurait que Washington avait changé d’avis, souhaitant finalement siéger à la table des réunions. «Nous avons reçu une notification des États-Unis, une notification sur laquelle nous sommes encore en discussion avec eux, concernant un changement d’avis sur leur participation au sommet, sous une forme ou une autre», a ainsi déclaré le président Ramaphosa ce jeudi après midi à la presse, à deux jours du sommet.

Des propos jugés «désobligeants» par l’administration américaine qui a démenti toute volonté de participer aux réunions du G20. Le gouvernement américain reste donc fidèle à la logique trumpienne. Le 8 novembre, Donald Trump avait qualifié de «scandale» la tenue du sommet en Afrique du Sud.

La décision américaine de boycotter le sommet s’inscrit dans un contexte particulièrement tendu entre les deux pays. Les relations délétères entre Afrique du Sud et Etats-Unis se sont traduites par l’expulsion de l’ambassadeur sud-africain à Washington en mars et des droits de douane de 30 % imposés par les États-Unis à l’Afrique du Sud, les plus élevés d’Afrique subsaharienne.

Plusieurs dossiers ont été par ailleurs mis en avant par Washington pour justifier son attitude hostile envers le gouvernement sud-africain, tels que la plainte de l’Afrique du Sud visant Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour sa guerre à Gaza et bien évidemment la prétendue persécution d’Afrikaners, les descendants des premiers colons européens.

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