«C’est difficile de penser aux massacres du 7 octobre en tant qu’historienne car cela a été un terrible choc que l’on peine encore à analyser. Je pense quand même pouvoir dire qu’il s’inscrit dans le prolongement de deux grands événements majeurs : la fin du communisme avec la chute du mur de Berlin en 1989, et les attentats contre les Etats-Unis du 11 septembre 2001. Comme lors de ces deux événements, toutes les cartes sont rebattues. Le monde est en pleine mutation et une partie de nos dirigeants et de nos populations sont d’un aveuglement incroyable. Que l’on puisse identifier le Hamas aux Palestiniens est insensé alors que le Hamas est une organisation d’oppression qui ne se soucie ni des Palestiniens ni de la libération de la Palestine. Je ne comprends pas, par exemple, que celles et ceux qui manifestent pour la liberté des femmes iraniennes à porter ou non le voile ne comprennent pas que le Hamas correspond précisément à tout ce qu’ils combattent.
«C’est à mettre en lien avec l’explosion qui s’est produite le 17 octobre à l’hôpital Al-Ahli Arabi. Certes, nous n’avons pas de certitude,




