Présidente du principal parti d’opposition taïwanais et coutumière des sorties provocatrices, Cheng Li-wun n’y va pas par quatre chemins. Selon elle, «sous prétexte de mesures anti-fraude, le gouvernement interdit purement et simplement certaines plateformes». Il s’agit donc d’une «décision idéologique», accuse-t-elle au lendemain de la décision gouvernementale de suspendre l’application chinoise RedNote début décembre. Cheng Li-wun va même un cran plus loin quand elle feint de s’interroger : «leur objectif serait-il de mettre en place une loi martiale numérique», en référence à la dictature instaurée par son propre parti, le Parti nationaliste chinois (KMT), entre 1949 et 1987.
En ligne, ils sont nombreux à penser comme elle. «Nous sommes en train d’accepter sans broncher que le gouvernement puisse contrôler nos moyens d’informations», s’alarme par exemple un utilisateur de Threads, l’application de Meta. RedNote (en mandarin, elle est appelée «Petit livre rouge») se rapproche d’Instagram, avec une option d’achat en ligne intégrée. Tr




