«A l’époque de nos parents, Taiwan était un «dragon de l’Asie», avec le sentiment que si tu étais capable de beaucoup travailler, tes efforts étaient récompensés. Maintenant, ce n’est plus le cas», formule Chen Zheng-ting d’un air résigné. Tout juste diplômé en marketing, le jeune homme de 23 ans estime le coût de la vie bien trop élevé par rapport aux salaires proposés. «Au nord de Taiwan, là où se concentrent pourtant les opportunités d’emplois, tout est trop cher, se désole le jeune homme. Ici, on dit souvent que si tu ne gagnes pas plus de mille euros par mois, tu ne vis pas.» Mille euros par mois, c’est pourtant le salaire mensuel médian, pour un temps plein à quarante heures par semaine, d’après les statistiques officielles du pays.
Ce malaise tranche avec le taux de croissance record dont se targue l’économie taïwanaise : plus de 7,3 % du PIB en 2025. «Le secteur le plus performant est celui de l’électronique, en particulier l’électronique liée à l’intelligence artificielle. Depuis mai dernier, nos exportations dans ce domaine ont augmenté de manière constante», observe Wu Dachrahn, professeur d’économie à la National Central University à Taiwan. L’entreprise TSMC en est le parfait exemple.




