Il aura fallu près de quarante-huit heures après les premières rumeurs relatives à la rébellion d’Evgueni Prigojine en Russie pour qu’enfin Pékin réagisse, dimanche 25 juin dans la soirée. La prise de Rostov-sur-le-Don par les hommes de la milice privée Wagner et la promesse de leur patron de «marcher jusqu’à Moscou» ? Une «affaire interne», euphémise le ministère des Affaires étrangères chinois. «La Chine soutient la Russie dans le maintien de sa stabilité nationale et la réalisation de son développement et de sa prospérité», se contente-t-il de commenter. Avant que ce communiqué laconique – deux phrases – ne soit publié, le président russe Vladimir Poutine avait eu le temps d’échanger au téléphone avec les chefs d’Etat du Bélarus, du Kazakhstan ou de la Turquie, qui lui avaient fait part de leur soutien, et Evgueni Prigojine avait renoncé à son offensive afin d’éviter «un bain de sang».
Vu de Pékin
Après le coup de force manqué de Prigojine, la Chine affiche un soutien distant à Poutine
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Proche allié de la Russie, plus encore depuis le début de la guerre en Ukraine, Pékin s’inquiète de la perspective de voir Moscou fragilisée par l’épisode Wagner.
Le président chinois Xi Jinping, l'un des grands alliés de Vladimir Poutine, le 19 juin à Pékin. (Leah Millis/AFP)
Publié le 27/06/2023 à 21h39
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