Elle voulait mener la campagne électorale pour les prochaines élections générales du 12 février 2026 au Bangladesh. Une dernière fois, à 80 ans, pour couronner une éprouvante carrière politique de trente-cinq ans. Mais Khaleda Zia ne livrera pas cette bataille. La maladie a eu raison de cette dernière ambition de briguer un siège au Parlement. L’ex-Première ministre (à deux reprises entre 1991 et 2006) est décédée ce mardi 30 décembre, a annoncé le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP, centre-droit) qu’elle dirigeait depuis 1984.
Elle avait incarné dans ses succès et ses ratés la tumultueuse vie politique bangladaise et son délicat pas de deux avec la puissance armée de ce pays de 173 millions d’habitants. Ses funérailles auront lieu mercredi, a déclaré le chef du gouvernement provisoire et Prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, qui a salué son «leadership inflexible».
Duel de «Bégums»
Au début de l’année 2025, Khaleda Zia s’était rendue à Londres pour y recevoir des soins. Rentrée au Bangladesh quatre mois plus tard, elle avait été admise fin novembre dans le service de soins intensifs d’un établissement privé de la capitale Dacca pour une infection pulmonaire. Sa santé était restée fragile depuis son incarcération pour corruption en 2018<




