Après l’autodissolution du Parlement votée à l’unanimité en septembre par les députés, les élections législatives se rapprochent au Kirghizistan. Cette république montagneuse d’Asie centrale, coincée entre la Chine et la Russie et forte de 7 millions d’habitants, a obtenu son indépendance en 1991 mais est restée depuis un proche alliée de Moscou. Dimanche 30 novembre, le pays renouvellera son Parlement unicaméral.
Mais la semaine pré-législatives ne débute pas de la meilleure façon possible car, samedi 22 novembre, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’arrestation de dix hommes politiques opposés au président en fonction, Sadyr Japarov. Selon le ministère, ce groupe composé de neuf ex-députés et d’un ex-responsable des services secrets «prévoyait une série de rassemblements à travers le pays après l’annonce des résultats [législatifs] afin de simuler un mécontentement populaire». Le tribunal de Bichkek les a accusés de préparer des émeutes et un coup d’Etat.
Début novembre, le président Japarov avait déjà mis en garde la population en affirmant : «Désormais, vous ne verrez des coups d’Etat que dans vos rêves.» Justification de son affirmation : «Premièrement, nous ne fournirons aucun prétexte à un coup d’Etat. Deuxièmement, l’ancien Etat faible n’existe plus. L’Etat est désormais fort. Troisièmement, le peuple sait déjà qui soutenir et qui doit être au pouvoir.»
Partisans de l’ex-président Atambaïev
Qui sont-ils, ces individus accusés de vouloir perturber l’ordre public ? Le Président n’a pas




