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Asie centrale

Au Kirghizistan, l’inquiétante arrestation de dix opposants accusés de préparer un «coup d’Etat»

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Alors que le pays s’apprête à renouveler son Parlement, dimanche 30 novembre, une vague de répression relance les inquiétudes sur la dérive autoritaire du président Sadyr Japarov.

Le président kirghiz, Sadyr Japarov, à Bichkek (Kirghizistan), le 13 mars 2025. (Vyacheslav Oseledko /AFP)
Publié le 25/11/2025 à 17h43

Après l’autodissolution du Parlement votée à l’unanimité en septembre par les députés, les élections législatives se rapprochent au Kirghizistan. Cette république montagneuse d’Asie centrale, coincée entre la Chine et la Russie et forte de 7 millions d’habitants, a obtenu son indépendance en 1991 mais est restée depuis un proche alliée de Moscou. Dimanche 30 novembre, le pays renouvellera son Parlement unicaméral.

Mais la semaine pré-législatives ne débute pas de la meilleure façon possible car, samedi 22 novembre, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’arrestation de dix hommes politiques opposés au président en fonction, Sadyr Japarov. Selon le ministère, ce groupe composé de neuf ex-députés et d’un ex-responsable des services secrets «prévoyait une série de rassemblements à travers le pays après l’annonce des résultats [législatifs] afin de simuler un mécontentement populaire». Le tribunal de Bichkek les a accusés de préparer des émeutes et un coup d’Etat.

Début novembre, le président Japarov avait déjà mis en garde la population en affirmant : «Désormais, vous ne verrez des coups d’Etat que dans vos rêves.» Justification de son affirmation : «Premièrement, nous ne fournirons aucun prétexte à un coup d’Etat. Deuxièmement, l’ancien Etat faible n’existe plus. L’Etat est désormais fort. Troisièmement, le peuple sait déjà qui soutenir et qui doit être au pouvoir.»

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