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Justice

Bangladesh : l’ex-Première ministre Sheikh Hasina et sa nièce condamnées pour corruption

L’ancienne cheffe du gouvernement a également été condamnée à la peine de mort le mois dernier pour avoir ordonné la répression des émeutes qui ont causé sa chute en 2024. Elle est en exil en Inde.

Sheikh Hasina, Première ministre du Bangladesh d'alors, pendant le Girl Summit 2014, à Londres. (Oli Scarff/AFP)
Publié le 01/12/2025 à 11h08

Une affaire à tiroirs. La justice du Bangladesh a condamné ce lundi 1er décembre l’ex-Première ministre Sheikh Hasina à une nouvelle peine de cinq ans de prison dans une affaire de corruption. Sa nièce, Tulip Siddiq, une parlementaire britannique, se voit quant à elle condamnée à deux ans de prison dans le même dossier. Sheikh Renaha, la sœur de Sheikh Hasina, jugée en son absence, s’en sort de son côté avec sept ans d’emprisonnement, tandis que quatorze autres fonctionnaires bangladais prennent cinq ans.

Toutes ces personnes ont été reconnues coupables d’avoir participé à une juteuse fraude foncière qui leur a permis d’acquérir illégalement des terrains en banlieue de la plus grande ville du pays.

Exilée en Inde, Sheikh Hasina s’était déjà vu infliger la semaine dernière de vingt et une années de réclusion dans un autre volet de ce dossier, tandis que sa fille et son fils avaient écopé de cinq ans de prison. L’ancienne cheffe du gouvernement, 78 ans, a par ailleurs été condamnée le mois dernier par la justice de son pays à la peine de mort pour avoir ordonné la répression des émeutes qui ont causé sa chute en août 2024. Celles-ci ont fait au moins 1 400 morts, principalement des civils, selon l’ONU.

Démission en janvier

La «bégum de fer» a démenti avoir donné l’ordre aux forces de sécurité d’ouvrir le feu sur les manifestants et dénoncé un jugement «politiquement motivé».

Tulip Siddiq, 43 ans, a démissionné en janvier de son poste de secrétaire d’Etat aux services financiers du gouvernement du Premier ministre, Keir Starmer, après avoir été mise en cause dans cette affaire.

Dans un entretien récent au quotidien britannique The Guardian, elle a nié les accusations portées contre elle, se présentant comme une «victime collatérale» du conflit politique entre sa tante et le chef du gouvernement provisoire bangladais, le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus. Aucun membre de sa famille n’a réagi immédiatement à ces condamnations.

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