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Interview

Conflit en Asie du Sud-Est : «Le Cambodge cherche à éviter une confrontation armée avec la Thaïlande qu’il n’a aucune chance de gagner»

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Après une semaine d’affrontements qui ont fait au moins 31 morts et déplacé plus de 800 000 personnes, la médiation peine à se concrétiser et constitue une «menace pour la région» comme l’explique la chercheuse invitée à l’Inalco, Astrid Norén-Nilsson.

Des cercueils de militaires thaïlandais dans la province d’Ubon Ratchathani, en Thaïlande, le 14 décembre 2025. (ATHIT PERAWONGMETHA/REUTERS)
Publié le 15/12/2025 à 20h15

Une nouvelle occasion ratée. A la demande de Bangkok, la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Asean, qui devait se tenir mardi 16 décembre, a été reportée au lundi 22 décembre. Au vu de l’escalade du conflit entre la Thaïlande et le Cambodge, une réunion d’urgence s’imposait pourtant entre les membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est. Depuis une semaine, les tensions et les frappes ont redoublé entre les deux voisins. L’aviation thaïlandaise a frappé à de nombreux endroits ces trois derniers jours, les Cambodgiens ont répondu par des frappes et des tirs d’obus.

Phnom Penh accuse Bangkok d’avoir bombardé en profondeur la province de Siem Reap, où se situent les temples d’Angkor, pour la première fois depuis la reprise de leurs affrontements frontaliers, qui ont fait au moins 31 morts de part et d’autre de la frontière. La reprise de ces affrontements, après un

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