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Fécondité

En augmentant le prix du préservatif et de la pilule, la Chine espère «réarmer» sa démographie

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La nouvelle taxe de 13 % sur les contraceptifs complète une palette d’aides, d’incitations et d’entraves instaurée par les autorités pour tenter de relancer les naissances, dans un pays qui vieillit et se dépeuple rapidement.

Lors d'un événement de sensibilisation au dépistage du VIH à Pékin, le 27 novembre. (Ng Han Guan/AP)
Publié le 02/01/2026 à 17h14

Dans les hausses de tarifs qui accompagnent le passage symbolique d’une année à l’autre, il en est une qui ne manque pas de questionner : depuis jeudi 1er janvier, le gouvernement chinois a introduit une taxe de 13 % sur les préservatifs et les pilules contraceptives. Pékin vient ainsi de supprimer une exonération fiscale en vigueur depuis 1994 sur les médicaments et dispositifs contraceptifs. Cette nouvelle mesure vise à stimuler un taux de fécondité en berne en Chine qui «doit se situer entre 1 et 1,2 enfant par femme» (il est de 1,62 en France), estime la démographe et sinologue Isabelle Attané, qui parle d’une «tendance à la baisse durable, même si le gouvernement ne publie plus de données sur ce sujet depuis plusieurs années».

Ce «réarmement démographique» chinois intervient alors que les autorités peinent à relancer les naissances dans la deuxième économie de la planète. En 2022, la population nationale a commencé à baisser. Fin 2024, le pays comptait 1,408 milliard d’habitants, un an après avoir perdu son statut de première puissance démographique au profit de l’Inde. Et les projections sont alarmantes pour Pékin : dans les 25 prochaines années, la Chine ri

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