Dans les hausses de tarifs qui accompagnent le passage symbolique d’une année à l’autre, il en est une qui ne manque pas de questionner : depuis jeudi 1er janvier, le gouvernement chinois a introduit une taxe de 13 % sur les préservatifs et les pilules contraceptives. Pékin vient ainsi de supprimer une exonération fiscale en vigueur depuis 1994 sur les médicaments et dispositifs contraceptifs. Cette nouvelle mesure vise à stimuler un taux de fécondité en berne en Chine qui «doit se situer entre 1 et 1,2 enfant par femme» (il est de 1,62 en France), estime la démographe et sinologue Isabelle Attané, qui parle d’une «tendance à la baisse durable, même si le gouvernement ne publie plus de données sur ce sujet depuis plusieurs années».
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Ce «réarmement démographique» chinois intervient alors que les autorités peinent à relancer les naissances dans la deuxième économie de la planète. En 2022, la population nationale a commencé à baisser. Fin 2024, le pays comptait 1,408 milliard d’habitants, un an après avoir perdu son statut de première puissance démographique au profit de l’Inde. Et les projections sont alarmantes pour Pékin : dans les 25 prochaines années, la Chine ri




