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En Birmanie, la résistance en quête d’une «nouvelle stratégie» face à une armée en reconquête

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Cinq ans après le coup d’Etat, la junte, qui a regagné des positions et organisé une farce électorale, a fait reculer en partie les forces de la résistance. Grâce au soutien de la Chine et de la Russie, au recours des drones et des frappes aériennes.

Devant un bâtiment brulée appartenant autrefois à la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d'opposition de Aung San Suu Kyi, à Rangoun le 14 janvier. (Robin Tutenges/Hors Format pour Libération)
Publié le 29/01/2026 à 7h50

Il n’a pas cherché à cacher les difficultés du moment en Birmanie : l’épuisement généralisé, les manques en tout genre, les attaques en grand nombre et le besoin de tenir malgré les évidences. Yin Maung Ksein (le nom a été modifié) est un commandant militaire de la résistance birmane au coup d’Etat du généralissime Min Aung Hlaing, le 1er février 2021. Depuis cinq ans, il n’a pas eu souvent l’occasion de prendre son temps autour d’un cappuccino, comme il le fait ce matin de la mi-janvier en répondant aux questions de Libération.

«Nous sommes en recul, c’est vrai, alors que nous avions l’avantage en 2023-2024. La junte perdait du terrain, était dépassée. Mais ce n’est plus vraiment le cas», reconnaît Yin Maung Ksein avec une franchise et un volontarisme qui forcent le respect. Il a perdu 500 combattants et des centaines d’autres sont blessés ou handicapés à vie. «Mais nous ne pouvons pas abandonner maintenant. Trop de gens sont morts, trop de Birmans veulent en finir avec les militaires. Il faut que l’on se dote d’une meilleure stratégie pour relancer une opération nationale et partir à l’assaut de Naypyidaw, la capitale.»

S’il semblait plausible il y a une bonne année, ce scénario victorieux n’est

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